1er avril 2020

 

Arielle Dombasle future Lulu : « J’aime les femmes vénéneuses  et opaques ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Christian Dresse

© Marc Ginot

© Marc Ginot

« Art would not be important if life were not important » (« L'art ne serait pas important si la vie ne l'était pas »). Soixante ans après l’entretien radiophonique dans lequel James Baldwin faisait cette déclaration (1), les propos de l’écrivain américain n’ont jamais semblé aussi vrais ni aussi urgents.

Ceux qui ironisaient sur les capacités vocales de l’égérie de BHL en seront pour leurs frais : la belle Arielle prépare le rôle de Lulu pour l’édition 2021 du Festival de Salzbourg. Après un an de préparation vocale intensive auprès de Teresa Stratas, l’inoubliable Lulu de Patrice Chéreau, elle est prête à relever ce nouveau défi, non sans une certaine appréhension tout de même : « Ma voix a considérablement gagné en puissance et en aigus ces derniers temps, mais certains graves me font encore défaut… Ceci dit, c’est surtout dans l’incarnation théâtrale que je pense pouvoir renouveler l’approche du rôle. Lulu est une femme enfant vénéneuse et opaque, c’est tout moi ! Et puis, le dodécaphonisme, j’adore. J’ai toujours trouvé ça vraiment très très joli. Surtout les violons ».

 

Quand on demande à Arielle ce qui l’a séduite dans l’œuvre, elle met en avant son étonnante modernité : « On y trouve même une préfiguration de l’actuelle pandémie du coronavirus avec le personnage de la Comtesse frappée par le choléra ! Ceci dit, certains aspects du livret ne sont plus concevables de nos jours : montrer des animaux sous l’emprise d’un dompteur, ou faire mourir Lulu sous les coups de Jack l’éventreur, ce n’est plus guère possible à l’heure de « Sauvez Willy » ou de « #Metoo ». C’est la raison pour laquelle un dramaturge (un certain… Bernard Henri Lévy) a été chargé de repenser le livret.

 

Arielle a-t-elle hésité avant de se lancer dans l’aventure ? « En fait, j’aurais refusé si Franck [Dubosc] n’avait pas assuré la mise en scène. Franck est un ami de longue date et j’ai besoin de me sentir en confiance pour me lancer dans de tels projets ».

 

Arielle Dombasle en Lulu, convaincu ? Pas convaincu ? Rendez-vous au printemps 2021, d’autant qu’à cette occasion, Cecilia Bartoli, nouvellement nommée directrice de l’Opéra de Monte-Carlo, fera ses débuts de cheffe d’orchestre.

 

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