FLORENCE 2020/2021 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2020-2021…. « Firenze è come un’albero fiorito » !

 

Même si, comme pour beaucoup d’autres théâtres - du fait du contexte sanitaire - le rideau n’est pas encore officiellement levé sur la saison 2020-21 du Mai Musical Florentin, on peut désormais se faire une idée assez claire du « menu » qui sera celui de l’une des scènes les plus attachantes de la Péninsule. Alexander Pereira, surintendant des lieux, n’en fait d’ailleurs publiquement pas mystère. Avis aux amateurs de grands noms : sur le papier, c’est déjà bien alléchant !

 

Pour se mettre en appétit, c’est avec le Rinaldo de Haendel que s’ouvre la saison (a priori du 7 au 13 septembre). Jamais encore donné au Mai Musical, c’est la production historique de Pier Luigi Pizzi qui a été choisie (en coproduction avec la Fenice de Venise) et qui réunira, sous la houlette d’un spécialiste reconnu, Federico Maria Sardelli, les talents de Raffaele Pe, Carmela Remigio, Leonardo Cortellazi, Francesca Aspromonte

 

Toscane oblige, c’est avec l’un de ses enfants chéris, Giacomo Puccini, que la saison se poursuit, avec La Rondine, du 22 au 29 septembre, sous la baguette d’un véritable chef de théâtre,  Marco Armiliato, dans la production signée Denis Krief, déjà vue ici en 2017, à l’occasion du centenaire de la création de l’ouvrage. Dans le rôle de la belle Magda, la soprano nord-américaine Ailyn Pérez, qui fait désormais une brillante carrière de la Scala au Met, accompagnée du sonore Roberto Aronica en Ruggero.

 

Nabucco sera le troisième titre de cette saison excitante : dans la production de Leo Muscato pour le Teatro Lirico de Cagliari, le premier triomphe de Verdi verra réuni du 4 au 13 octobre sur la scène florentine,  sous la baguette experte de Paolo Carignani, le roi de Babylone de Placido Domingo, Maria Josè Siri pour ses débuts en Abigaille, Fabio Sartori luxueux Ismaele et la magnifique basse russe Alexander Vinogradov en Zaccaria !

 

C’est la production désormais classique de Damiano Michieletto qui a été retenue pour le retour du Barbier de Séville à Florence, du 23 au 29 octobre : on aura sans nul doute plaisir à y entendre l’orchestre  galvanisé par la jeune baguette de Michele Gamba, l’étincelante Rosine de Vasilisa Berzhanskaya, Ruzil Gatin en Almaviva, Massimo Cavalletti en Figaro et l’excellent Fabio Capitanucci en Bartolo.

 

Première nouvelle production de la saison 2020-21 : Madama Butterfly qui, du 12 novembre au 1er décembre, sera confiée à la respectueuse mais toujours talentueuse Chiara Muti (fille du maestro) sous la direction de Francesco Ivan Ciampa. Le plateau devrait y tenir son rang avec, en tête, la soprano sud-coréenne Vittoria Yeo (déjà entendue au Mai Musical dans une bluffante Lady Macbeth) et l’un des ténors fétiches du théâtre Mariinsky, Sergej Skorokhodov.

 

Du 27 novembre au 19 décembre, Zubin Mehta et le metteur en scène de théâtre et de cinéma Valerio Binasco donnent rendez-vous aux verdiens pour une nouvelle production d’Otello qui verra s’affronter, pour leurs débuts respectifs dans l’ouvrage, le maure de Fabio Sartori, la Desdemona de la soprano lettone Marina Rebeka et le Iago tant attendu de Ludovic Tézier : sans aucune doute, l’un des plats de résistance de cette saison post-Covid 19 !

 

Mais Florence met décidément les petits plats dans les grands, et du 23 décembre au 10 janvier, ce sera au tour de Linda di Chamounix, jamais donnée au Mai Musical, de régaler les oreilles des amateurs de Bel Canto romantique, d’autant plus que l’exceptionnelle Jessica Pratt y incarnera le rôle titre aux côtés des excellents Michele Pertusi et Francesco Demuro. Michele Gamba, décidément l’un des chefs les plus prometteurs d’Italie, sera de nouveau aux manettes.

 

L’année 2020 se terminera avec un prometteur Gala Verdi qui devrait réunir, le 31 décembre, les belles personnalités de Saioa Hernández, Marcelo Álvarez, Ludovic Tézier et Ferruccio Furlanetto, à nouveau sous la direction experte de Marco Armiliato.

 

On se pince en découvrant que James Levine sera sur le podium d’une version concertante de La Damnation de Faust (11, 13 et 16 janvier) pour ses débuts absolus à la tête d’une phalange italienne ! La distribution est évidemment superlative puisque c’est Michael Spyres qui devrait chanter le docteur, la française Marianne Crebassa étant Marguerite pour ses débuts florentins et le vétéran Ferruccio Furlanetto, Méphisto. Avis aux amateurs : Jimmy devrait également diriger Ein deutsches Requiem le 17 janvier et les 3 dernières symphonies de Mozart, le 21.

 

Du 21 février au 07 mars, Davide Livermore, l’un des metteurs en scène les plus intéressants du moment, mettra en scène une nouvelle production de Rigoletto avec le maestro Riccardo Frizza aux commandes et on ne sera pas surpris de lire que Leo Nucci chantera, pour l’occasion, sa... 550e représentation de l’œuvre en 46 ans de carrière. À ses côtés : Enkeleda Kamani, soprano albanaise qui a déjà enthousiasmé la Scala dans le même rôle, et le jeune ténor américain René Barbera, au palmarès déjà impressionnant.

 

Dernier opéra de cette saison enthousiasmante, Così fan tutte, qui sera proposé du 28 mars au 11 avril dans une nouvelle production du Mai Musical avec à nouveau Zubin Mehta à la baguette. La mise en scène est confiée à Sven Erich Bechtolf , homme de théâtre et de cinéma. Parmi les interprètes, on retiendra, outre l’Alfonso du vétéran magnifique Thomas Hampson, la Fiordiligi de la moldave Valentina Naforniţa et la passionnante Gaëlle Arquez en Dorabella, dans une saison qui fait décidément la part belle aux artistes français !

 

Si l’on ajoute que 2021devrait encore permettre de voir et d’entendre en prise de rôle l’Adriana Lecouvreur de Maria Josè Siri et Nicola Alaimo en Michonnet,  en attendant la rarissime Siberia de Giordano dirigée de main de maître par Gianandrea Noseda, avec Sonya Yoncheva en Stephana (on se souvient de sa belle prise de rôle au Festival de Radio-France Occitanie Montpellier, en 2017) sans oublier un très attendu Don Giovanni confié à Riccardo Muti, on peut sans nul doute conclure en écrivant que, comme dans Gianni Schicchi,  « Firenze è come un’albero fiorito » dont on a hâte d’aller vérifier sur place la belle floraison !

 

Hervé Casini

 

 

 

Dans quelque temps, tous les détails de la saison florentine seront disponibles 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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