LE FESTIVAL DE LINIERES

UNE EXPERIENCE ARTISTIQUE ET HUMAINE EXCEPTIONNELLE !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut dire que les défis et les situations urgentes et improbables ne sont pas faits pour effrayer Julien Ostini – c’est même à se demander s’ils de stimulent pas, finalement, sa créativité… Tout commence par un coup de cœur entre Julien Ostini, sa femme Véronique et le Château de Linières à Ballée en Mayenne. Le château, fort ancien (son premier propriétaire connu vivait au XIVe siècle) est en ruines mais qu’importe, ils en font l’acquisition : ils le retaperont petit à petit, ils en feront un cadre idéal pour y faire grandir leurs enfants, et surtout, Julien, metteur en scène de son état, y voit déjà un très fort potentiel artistique. Armé d’une forte dose de courage, de ténacité et aussi sans doute de la nécessaire part de folie sans laquelle aucun projet ambitieux ne se fait, il décide d’y monter un festival d’opéra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Outre le cadre du château qui lui semble tout indiqué pour monter des opéras, Julien Ostini trouve également sa motivation dans le fait que les environs immédiats sont coupés de toute action culturelle :

« Les villes les plus proches (Laval, Sablé-sur-Sarthe) sont assez éloignées, il n’y a pas de théâtre et encore moins d’opéra dans les environs. Les personnes éventuellement intéressées par cet art en sont tout simplement privées – et que dire de celles qui ne connaissent pas mais qui pourraient être intéressées si elles avaient tout simplement l’occasion d’en faire la découverte ? »

 

Se pose alors une double gageure : comment séduire un public a priori éloigné de l’art lyrique, et comment financer l’événement ? Julien Ostini va faire d’une pierre deux coups : afin de réduire les frais mais aussi d’intéresser les habitants au projet, il va les impliquer directement dans l’élaboration des spectacles : figuration, construction des décors, des costumes,…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il ne sert à rien de mettre à la portée des gens une porte qu’il suffit d’ouvrir pour accéder à l’opéra : beaucoup ne l’ouvriront pas d’eux-mêmes, par crainte de ne pas posséder les clés de cet art, parfois même de ne pas savoir comment se présenter au spectacle. Le plus efficace a été de rendre les gens directement acteurs du projet, et l’opéra a ceci d’extraordinaire qu’il sollicite une multitude de métiers. Un électricien venu tout simplement pour poser une prise peut très bien être surpris par une voix, un air entendu pendant la répétition, s’arrêter de travailler, s’approcher pour essayer d’en savoir plus, se laisser séduire… »

 

Au festival de Linières tout est basé sur le bénévolat, y compris pour les artistes musiciens et chanteurs, lesquels ne sont pas rémunérés mais sont hébergés et nourris par les habitants !

Et cela fonctionne : dès la première édition du festival, Carmen a attiré… 1600 spectateurs ! De quoi mettre du baume au cœur et conforter Julien dans son désir de poursuivre et d’approfondir l’expérience.

 

L’ambiance de ce festival est vraiment très particulière, et pour tout dire assez extraordinaire : les gens viennent en famille, entre amis, avec des enfants parfois très jeunes… qui sont parfaitement autorisés à s’endormir, ou à se lever pur aller voir de plus près ces mystérieux chanteurs... Mais qui dit festival populaire ne dit pas art au rabais : Julien Ostini vise haut, en programmant les grands titres du grand répertoire et les exécutant comme ils le seraient dans un théâtre ou un festival de renom : un orchestre (et non pas un ensemble instrumental ou une réduction pour piano) et de vrais chœurs, lesquels se forment et se reforment chaque année à l’occasion du festival.

Des conditions de travail très particulières, donc, mais Julien Ostini explique que le projet est à ce point fédérateur que très vite, un véritable esprit d’équipe règne entre tous les artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs.

 

Un festival unique, aussi bien par ses ambitions artistiques que par sa visée qu'on ose qualifier d'humaniste... et avant tout une ambiance à nulle autre pareille : allez vous en rendre compte par vous-même les 23, 24 et 25 juillet prochains, à l'occasion des représentations de Cavalleria rusticana auxquelles participeront notamment la soprano Chrystelle di Marco et le ténor Marc Laho

 

Stéphane Lelièvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

gallery/le docteur miracle 1 (c) michel slomka

© Christian Dresse

© Marc Ginot

gallery/linières

Le château de Linières

gallery/julien

Il en faut beaucoup pour venir à bout de la volonté et de l’optimisme de Julien Ostini : si l’annulation des Contes d’Hofmann, prévus cet été, a un peu plombé le moral des troupes, dès que la possibilité de proposer un spectacle s’est de nouveau présentée – suite à l’amélioration des conditions sanitaires –, le metteur en scène a choisi non seulement de reporter Les Contes d’Hoffmann à l’été prochain, mais aussi de tout faire pour ne pas priver son public de musique et de spectacle en cet été 2020. Aussi a-t-il décidé de programmer et de monter, dans l’urgence, un opéra plus simple à monter  que le chef d’œuvre d’Offenbach : ce sera Cavalleria Rusticana, qui sera donné les 23, 24, 25 juillet prochains.

gallery/Julien et véro

Julien Ostini et sa femme Véronique

gallery/ambiance
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