Riche en redécouvertes lyriques : le Festival Radio-France Occitanie Montpellier versus « Méditerranée »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mot du directeur, Jean-Pierre Rousseau

 

Berceau de civilisations et de cultures millénaires, la Méditerranée est au cœur de la programmation de la 36e édition du Festival. Le #FestivalRF20 révèle les traditions vivantes, les inspirations multiples, les artistes magnifiques qui s'y expriment.

 

Avec 165 concerts et événements – dont 80 % gratuits – en 80 lieux différents et 60 communes de la région Occitanie.

Le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven, est dûment célébré tandis que, fidèle à sa tradition, le Festival invite à de multiples découvertes comme ces trois opéras en version de concert : Fedora de Giordano avec Sonya Yoncheva et Domingo HindoyanDaphnis et Alcimadure, l'opéra en occitan du natif de Narbonne, Mondonville, et Bacchus de Massenet dirigé par Michael Schønwandt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les plus beaux sites d'Occitanie, le Festival fait revivre la tradition des Leçons de Ténèbres avec les meilleurs ensembles baroques français et sept concerts exceptionnels – Tenebrae Occitaniae – restitués dans le décor nocturne de l'époque.

 

Radio France, pilier fondateur du Festival, s'illustre par une présence active de ses formations musicales et de ses antennes. France Musique accompagne et capte les grandes soirées du Festival et les Leçons de Ténèbres, France Culture poursuit le cycle des Rencontres de PétrarqueL'Orchestre National de France, le Chœur de Radio France et l'Orchestre Philharmonique de Radio France annoncent trois soirées d'exception.

 

Merci à la Région Occitanie, premier soutien du Festival, à la Métropole de Montpellier, à Radio France, au Département de l'Hérault, à tous les fidèles partenaires publics et privés du Festival qui permettent à cette 36e édition de vous faire découvrir, une fois de plus, tant de répertoires, de musiciens, de cultures, et de vous donner accès au meilleur de la musique.

 

Jean-Pierre Rousseau

 

La présentation des événements

 

Cette première semaine d’avril, le Festival Radio-France Occitanie Montpellier lève le rideau sur la programmation de sa 36e édition, prévue du 10 au 30 juillet. Ce rendez-vous, bien ancré en terres festivalières, nous projette vers un été très convoité en 2020 et une thématique appropriée au territoire : « Musiques en Méditerranée » …  avec l’espoir que la crise sanitaire soit surmontée d’ici là.

 

Au fil des 165 concerts et évènements, implantés sur 80 lieux d’Occitanie, les publics seront accueillis de Villefranche-de-Rouergue jusqu’au Mémorial de Rivesaltes, du cloître des Jacobins de Toulouse jusqu’au Corum de Montpellier. Croisant styles et genres de musique, les artistes chambristes ou solistes, les jazzmen, chanteurs.ses méditerannéens.nes (corses ou syriens) côtoieront les Orchestres symphoniques de Barcelone, Toulouse, Montpellier et des Jeunes de la Méditerranée … of course. Seront également présents l’Orchestre Les Siècles et les deux phalanges de Radio-France, partenaire historique du Festival, derrière la région Occitanie. Et comme chaque été, l’antenne de France musique pour une pléiade de captations en direct ou en différé.

 

 

 

 

 

 

Bien évidemment, vous découvrirez sur le programme la « griffe » Beethoven (250tenaire), déclinée selon les formations programmées. Mais en sus, le Festival invite à une sorte de parcours patrimonial de Leçons de ténèbres baroques, chantées dans diverses églises romanes. Cependant, notre magazine d’opéra porte toute son attention à la redécouverte de trois opéras en version concert, un aspect qui s’affirme comme maillon-clé des éditions de ce Festival depuis sa fondation (1985) jusqu’à son actuelle direction, celle de Jean-Pierre Rousseau.

 

Le 17 juillet, Fedora d’Umberto Giordano (1898), opéra vériste d’après le drame de V. Sardou, sera remis en lumière au Corum de Montpellier.

 

 

 

 

 

 

 

La carrure exceptionnelle de la soprano slave, Sonya Yoncheva, éclairera sans doute brillamment les facettes de la princesse russe, espionne tiraillée entre ses missions et son amour pour le comte Loris (le ténor Charles Castronovo). Sous la baguette de Domingo Hindoyan (époux de la soprano à la ville), l’Orchestre national de Montpellier Occitanie, les chœurs de l’Opéra de Montpellier et de la Radio lettone seront au rendez-vous, comme ils l’étaient lors de productions antérieures avec le même tandem de choc : Siberia du même Giordano (2018) ) et Iris de Mascagni (2016).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 juillet, au Théâtre de Narbonne, la reprise de Daphnis et Alcimadure de J.-J. Cassanéa de Mondonville se déroulera dans le fief natal du compositeur (né en 1711). Cette « pastorale languedocienne »  est un objet rare, échappé du centralisme culturel lorsqu’elle fut créée en occitan devant la cour de Louis XV à Fontainebleau en 1754. Après sa redécouverte à l’Opéra de Montpellier (1981, décors de Jean Hugo), la version concertante du Festival restituera le phrasé baroque des airs et danses avec l’ensemble Les Passions sous la direction de son chef, Jean-Marc Andrieu. Hélène Le Corre, Anaïs Constans (soprani), F.-N. Geslot (haute-contre) en seront les interprètes, avec le chœur Les Eléments.

 

Enfin,  le 25 juillet, Bacchus de Jules Massenet au Corum s’annonce comme l’évènement lyrique des festivals français. Cet opéra, délaissé depuis sa création parisienne (1909), embrasse les civilisations d’Occident et d’Orient en présentant l’épopée du dieu grec de l’ivresse et de sa compagne Ariane lors de leur conquête des Indes. La soprano Catherine Hunold, le ténor Jean-François Borras et la basse Nicolas Courjal se produiront sous la direction du maestro danois, Michaël Schonwandt, chef principal de l’Orchestre national de Montpellier. Célébrant tour à tour le Baptême du vin et la Bataille des singes, Massenet et le librettiste Catulle Mendès infusent un syncrétisme inédit sur les lieux-même de naissance du bouddhisme (Népal). Indéniablement, Bacchus est à découvrir, après l’envoûtante Ariane (réhabilitée au Festival de Saint-Etienne, 2008), premier opus de leur diptyque antique et … méditerranéen !

 

 

Sabine Teulon-Lardic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Charles Castronovo (©  Pia Clodi) et Sonya Yoncheva (© Victor Santiago/OnP), protagonistes de la Fedora de Giordano