Avant-Spectacle :  VERDI, GIOVANNA D'ARCO

Opéra de Metz, du 02 au 08 octobre 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le compositeur                

Giuseppe VERDI (1813-1901)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme Victor Hugo incarne le romantisme littéraire français, Verdi est l’incarnation du romantisme musical italien. Le parallèle entre les deux hommes est frappant : tous deux s’engagèrent politiquement (Verdi fut un ardent partisan de l’unité italienne ; Cavour l’appela à la Chambre des députés, après quoi il fut élu sénateur), tous deux continuèrent de créer jusqu’à un âge avancé, en renouvelant constamment leur langage artistique (Aida est créée en 1871, Otello en 1887, Falstaff en 1893). Tous deux enfin, après leur disparition, plongèrent leur pays  dans un deuil national et se virent offrir de grandioses funérailles.

 

 

Le librettiste

Temistocle SOLERA (1815-1878)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La création 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livret

 

 

Temistocle Solera se targuait, avec Giovanna d’Arco d’avoir écrit un livret original. Il n’y a pourtant pas lieu d’en tirer gloire, tant son texte paraît simpliste, convenu, et pour le moins exotique au spectateur français qui ne retrouve rien dans le personnage de Giovanna de la pucelle de Domrémy. Qui plus est, en dépit de ses déclarations, Solera semble de toute évidence s'être inspiré de la tragédie de Schiller La Pucelle d’Orléans (1801), qui sera également à l’origine de l’opéra homonyme de  Tchaikovky (1881). Cette inspiration est  cependant beaucoup plus lointaine qu’on ne le dit parfois (rien à voir avec les livrets de Luisa Miller ou de Don Carlos qui, eux, sont de véritables adaptations de Schiller) : l’intrigue se trouve considérablement simplifiée (la quelque trentaine de personnages de la tragédie se trouve réduite à trois, auxquels s’ajoutent deux rôles très secondaires) et subit des modifications qui rendent la pièce allemande très difficilement reconnaissable !

 

 

PROLOGUE

Le roi Carlo (Charles VII)  reconnaît sa défaite face aux Anglais : obéissant à un message de la Vierge qu’il dit avoir vue en songe, il décide de se rendre dans une forêt - que l’on dit hantée par des forces maléfiques -  afin de déposer ses armes aux pieds d’une statue de la Vierge (« Sotto una quercia »).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y découvre la jeune Giovanna d’Arco, qui prie pour le salut de la France (« Sempre all’alba »).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les anges promettent à Giovanna un destin glorieux à condition qu’elle « n’ouvre pas son cœur à un attachement terrestre ». Elle se saisit des armes de Carlo et annonce au roi qu’elle souhaite combattre pour son pays. Giacomo, le père de Jeanne, est témoin de la scène. Persuadé que sa fille est possédée, il la maudit en souhaitant « que la colère d’un père s’abatte sur [elle] dans le sentier de l’impiété ».

 

 

ACTE I 

Giovanna a assuré le triomphe des troupes du roi. Pourtant, son père a décidé de la livrer aux Anglais : seul ce sacrifice, pense-t-il, pourra sauver l’âme de sa fille. À Reims, le couronnement du roi se prépare, mais Giovanna ne songe qu’à retrouver sa calme vie d’antan (« O fatidica foresta »).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais Carlo, qui est tombé amoureux de la jeune fille, ne l’entend pas ainsi : il lui déclare son amour, auquel la jeune femme finit par répondre. Le roi remet son étendard à Giovanna au moment de pénétrer dans la cathédrale. Un chœur de voix célestes lui rappelle qu’elle ne doit ouvrir son cœur à aucun amour terrestre, tandis que les esprits malfaisants se réjouissent de leur victoire.

 

ACTE II 

Giacomo est plus décidé que jamais à mettre un terme à la malédiction qui, selon lui, frappe sa fille : il déclare vouloir « se débarrasser de [s]es sentiments paternels et devenir le bras du Seigneur irrité ».  La cérémonie du couronnement se termine : Giovanna sort de la cathédrale, suivie de Carlo qui déclare à la jeune fille vouloir bâtir en son honneur une seconde cathédrale. Giacomo voit dans ce qu’il considère comme un blasphème une nouvelle preuve de la possession de l’esprit de sa fille par des esprits maléfiques. Il accuse Giovanna de s’être elle-même condamnée à l’Enfer en ouvrant son cœur à un injuste amour terrestre, et d’avoir pactisé avec les démons. Il lui demande de se repentir, tandis que Carlo enjoint à sa bien-aimée de se disculper. La jeune fille garde le silence : le peuple l’accuse de sorcellerie et la maudit.

 

ACTE III 

Giacomo a livré Giovanna aux Anglais. Emprisonnée, elle déplore de ne pouvoir aider Carlo, qu’elle voit entouré d’ennemis. Giovanna avoue à son père qu'elle a aimé Carlo, mais qu' elle est cependant toujours restée fidèle à Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vieux père comprend alors qu’il s’est trompé sur sa fille. Il la libère et la jeune fille, aussitôt, se précipite au-dehors, se jette dans la bataille afin d’aider le roi – dont elle sauve la vie. Lorsque Carlo rejoint Giacomo, celui-ci le supplie de lui pardonner. Les deux hommes sont rejoints par Giovanna, qui a été mortellement blessée au cours de la bataille. Giovanna expire alors que la Vierge lui apparaît une dernière fois et que retentit un chœur céleste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La partition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

enregistrements verdiens, Margaret Price (New York, 1985, avec Carlo Bergonzi), June Anderson (New York et Barcelone, 1996) ou Anna Netrebko (Milan, 2015).

Créée après Les Lombards, Ernani et I due Foscari, et avant Alzira ou Attila, l’œuvre comporte certaines facilités d’écriture qui peuvent aujourd’hui agacer ou amuser l’auditeur (la cabalette un peu trop enthousiaste de « Sempre all’alba » : « Son guerriera » !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle n’en présente pas moins certaines pages originales et parfois vraiment puissantes ou émouvantes, tels les duos de Giovanna avec Carlo (« Dunque o cruda », acte I), ou Giacomo (« Amai, ma un solo istante », acte III). 

 

 

 

 

Les représentations de l'Opéra de Metz (octobre 2020)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chef d’orchestre

 

ROBERTO RIZZI BRIGNOLI

Roberto Rizzi Brignoli est directeur musical du Teatro Municipal de Santiago de Chile et du Santiago Philharmonic Orchestra depuis janvier 2020.

Lors de la saison 1997-1998, il attire l'attention du public et de la critique en dirigeant  Lucrezia Borgia à la Scala de Milan. Depuis il se produit dans les principaux opéras d'Europe (Opéra de Rome, Fenice de Venise, Rossini Opera Festival de Pesaro, Deutsche Oper BerlinSemperoper de Dresde, Teatro Real de Madrid, Bolshoï de Moscou, Monnaie de Bruxelles, Grand Théâtre de Genève, Concertgebouw d’Amsterdam,...), mais également au Japon (Nikikai Tokyo Opera) ou aux USA (Metropolitan Opera de New York). Son répertoire est très éclectique, même s'il est particulièrement apprécié dans les oeuvres italiennes.

 

Les chanteurs

 

PATRIZIA CIOFI (Giovanna) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Olympia, Giulietta et Antonia des Contes d'Hoffmann, Leila (Les Pêcheurs de perles), Marguerite de Valois (Les Huguenots), Vitellia (La Clémence de Titus), Suzanne et la Comtesse des Noces de Figaro ou Donna Anna.

 

 

JEAN-FRANÇOIS BORRAS (Carlo)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PIERRE-YVES PRUVOT (Giacomo)

Le répertoire de Pierre-Yves Pruvot se partage essentiellement entre les répertoires français (Golaud, Escamillo, Sancho, Méphistophélès, Zurga, Le Grand Prêtre de Dagon, ...), italien (Jago, Rigoletto, Falstaff, Renato, Nabucco, Germont, Scarpia,...) et allemand (Wotan, Amfortas, Klingsor, ...). Mais s'il est apprécié dans ces grands rôles du répertoire, Pierre-Yves Pruvot, par ailleurs fondateur des éditions Symétrie, est également réputé pour son vif intérêt pour les oeuvres rares qu'il s'applique régulièrement à faire redécouvrir. Il a ainsi créé en Allemagne l’Amleto de Franco Faccio, ou encore, en Russie,  Rodrigue et Chimène de Debussy, et a participé, à Caracas, à la première version scénique intégrale de Bolivar de Milhaud depuis sa création.

 

Le metteur en scène

PAUL-ÉMILE FOURNY

Paul-Emile Fourny est depuis 2011 le directeur artistique de l'Opéra-Théâtre de Metz Métropole.

D'origine belge, il étudie au Conservatoire Royal de Wallonie à Liège, avant de rejoindre  l’équipe de Gérard Mortier à la Monnaie de Bruxelles en 1985. De 2001 à 2009, il est à la tête de la Direction générale et artistique de l'Opéra de Nice. Il a notamment travaillé pour l'Opéra d'Avignon, les Chorégies d'Orange, l'Opéra de Saint-Étienne, l’Opéra Royal de Wallonie, le New Israeli Opera de Tel Aviv ou encore le Teatro Colon de Buenos Aires. Parmi ses mises en scènes lyriques marquantes, citons La Vida Breve à Nice (1997 et 2004), Rigoletto  aux Chorégies d’Orange (2001), Ariane et Barbe-Bleue au Statni Opera de Prague (2001), Lucia di Lammermoor au Festival d’Antibes (2002), Carmen au Palais Nikaïa de Nice (2003), Faust à l’Opéra-Théâtre d’Avignon (2003), La Traviata  au Festival d’Antibes (2003) ou encore A Midsummer Night Dream au Teatro Colon de Buenos Aires (2006).

 

 

Pour voir et écouter l’œuvre

CD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Streaming

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DVD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dossier réalisé par Stéphane Lelièvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Issu d’une famille très modeste, Verdi commence sa formation musicale auprès du chef de l’orchestre municipal de Busseto, petite ville située à quelques kilomètres de Parme et commune de rattachement des Roncole, le hameau où naquit le compositeur.  Âgé de vingt ans, il dirige une exécution de La Création de Haydn et attire ainsi sur lui l’attention du public et de la critique. Il compose alors son premier opéra : Oberto, comte de S. Bonifacio, qui est représenté à la Scala en 1839. C’est une période très difficile pour le compositeur, qui voit disparaître successivement ses deux enfants et sa femme. En 1842, Nabuchodonosor triomphe à la Scala de Milan. Commence alors une période que le musicien qualifia lui-même d’ « années de galère » au cours desquelles , tout en se débattant dans des préoccupations matérielles et commerciales, il s’efforce de se faire un nom en multipliant les créations : I Lombardi alla prima Crociata (1843), Ernani (1844),  Giovanna d'Arco (1845), Attila (1846). Puis vient la trilogie qui consacre sa gloire : Rigoletto (1851), Le Trouvère et La Traviata (1853). La renommée de Verdi devient vite internationale. Il compose plusieurs œuvres pour Paris, notamment Les Vêpres siciliennes (1855) et Don Carlos (1867).

Temistocle Solera naît à Ferrare le jour de Noël en 1815.

Il est passé à la postérité en tant que librettiste de Verdi, pour lequel il écrivit les livrets d’Oberto, Conte di San Bonifacio (1839), Nabucco (1842), I Lombardi alla prima crociata  (1843), Giovanna d’Arco  (1845) ou Attila (1846). Mais il travailla également pour d’autres musiciens (Otto Nicolai, Benedetto Secchi, Angelo Villanis, Achille Peri, Gaspar Villate,…), fut aussi poète et romancier, et surtout composa lui-même quatre opéras.

Il meurt à Milan le 21 avril 1878.

Giovanna d’Arco est créée à la Scala le 15 février 1845 avec dans les rôles principaux Erminia Frezzolini-Poggi (Giovanna), Antonio Poggi, son époux (Carlo) et Filippo Colini (Giacomo).

L’œuvre semble avoir remporté un demi-succès, Verdi estimant pourtant avoir composé avec cette œuvre son « meilleur opéra ».

Le directeur de la Scala, Bartolomeo Merelli, ayant cherché à vendre la partition de Giovanna d’Arco aux éditions Ricordi sans en avertir Verdi, celui-ci refusera d’offrir à ce théâtre de nouvelles créations, jusqu’à celle d’Otello, en 1887 !

Erminia Frezzolini-Poggi en 1840. La chanteuse avait à son répertoire Anna Bolena, Lucia di Lammermoor ou encore Giselda dans I Lombardi.

Carlo Bergonzi : « Sotto una quercia »

Anna Moffo, « Sempre all’alba »

Montserrat Caballé, « O fatidica foresta »

Finale Acte 3 (Anna Netrebko)

« Son guerriera » (Montserrat Caballé, Plácido Domingo, Sherill Milnes)

Bande-annonce

Originaire de Sienne, Patrizia Ciofi a travaillé le chant auprès d'artistes aussi renommés que Carlo Bergonzi, Shirley Verrett ou Alberto Zedda. Sa carrière commence en Italie au début des années 1990, avant de prendre rapidement une dimension internationale.

Patrizia Ciofi a notamment toujours entretenu un lien privilégié avec la France, où elle se produit souvent, notamment depuis son interprétation de la Lucia de Donizetti dans sa version française à Lyon en 2002.

Son répertoire, très étendu, comprend entre autres les rôles d'Amina (La Sonnambula), Giulietta (I Capuleti e i Montecchi), Amenaide (Tancredi), Lucia di Lammermoor, Gilda, La Traviata, Norma, Luisa Miller, Ophélie,

Jean-François Borras est l'un des ténors français les plus demandés actuellement, tant en France (Opéra de Paris, Théâtre des Champs-Élysées, Chorégies d'Orange) qu'à l'étranger : il s'est notamment déjà produit à l'Opéra de Rome, à la Staatsoper de Vienne, à Londres (Royal Opera House) ou au Metropolitan Opera de New York.  Son répertoire comprend, entre autres, de nombreuses oeuvres françaises (Werther, Carmen, Manon, Robert le diable, Dialogues des carmélites, Thaïs, ...) ou italiennes (Mefistofele, La Traviata, La Bohème, Lucia di Lammermoor,...)

 © Youness Taoui - OnP

Renata Tabaldi, Carlo Bergonzi, Rolando Panerai. Orchestre Symphonique de la Radio Italienne de Milan, choeur de la Radio italienne de Milan, dir. Alfredo Simonetto.  2 CD Opera d'Oro. Live, 1951.

Montserrat Caballé, Placido Domingo, Sherill Milnes. London Symphony Orchestra, Ambosian Opera Chorus, dir. James Levine.  2 CD Warner Clasics, 1973.

Jessica Pratt,Jean-François Borras, Julian Kim. Orchestra Internazionale d’Italia, Choeurs du Teatro Petruzzelli di Bari, dir. Riccardo Frizza. 1 DVD Dynamic, 2016. (Festival de Martina Franca)

Anna Netrebko, Francesco Meli, Placido Domingo. Münchner Rundfunkorchester, Philharmonia Chor Wien, dir. Paolo Carignani. 2 CDDG, Live, 2014 (Festival de Salzbourg)

Katia Ricciraelli, Flaviano Labò, Mario Sereni. Orchestre et Choeurs de la Fenice, dir. Carlo Franci. 2 CD Mondo Musica. Live, 1972.

Parme, 2008, dir. Bartoletti. (sous-titres en néerlandais)

Bologne, 1990, dir. Chailly (sous-titres en espagnol)

Susan Dunn, Vincenzo La Scola, Renato Bruson. Orchestre et Chœurs du Teatro Comunale de Bologne, dir. Riccardo Chailly. Mise en scène Werner Herzog, 1990. 1 DVD Kultur.

Svetla Vassileva, Evan Bowers, Renato Bruson, orchestre et choeur du Teatro Regio de Parme, dir. Bruno Bartoletti. Mise en scène : Gabrielle Lavia. Capté au Festival Verdi, Teatro Regio, Parme, 17 octobre 2008. 1 DVD C Major, 2008.

Anna Netrebko, Francesco Meli, Plácido Domingo. Chœur et orchestre du Teatro alla Scala, dir. Riccardo Chailly. Mise en scène : Moshe Leisher et Patrice Caurier. Capté à Milan, Teatro alla Scala en décembre 2015.  1 DVD Decca, 2016

 

 

 

Vittoria Yeo, Luciano Ganci, Vittorio Vitelli. Chœur du Teatro Regio de Parme, I Virtuosi Italiani, dir. Ramón Tebar. Mise en scène : Saskia Boddeke et Peter Greenaway . Capté à Parme, Teatro Farnese, du 2 au 20 octobre 2016. 1 DVD C Major, 2018.

Friedrich Schiller, La Pucelle d'Orléans, Acte III, scène dernière

L’œuvre est l’une des moins célèbres de Verdi, l’une des moins aimées (même si on observe un vrai regain d'intérêt à son sujet depuis quelques années), sans doute l’une des moins souvent programmées, malgré quelques productions marquantes qui ont vu dans le rôle-titre des chanteuses aussi prestigieuses que Teresa Stolz (Milan, 1865), Adelina Patti (Paris, 1868), Renata Tebaldi (Naples, 1951), Katia Ricciarelli (Venise, 1972), Montserrat Caballé qui grava le rôle pour EMI dans ce que la critique considère souvent comme l’un de ses meilleurs 

Katia Ricciarelli, Mario Zanasi « Amai, ma un solo istante »